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Coiffeur et coiffure : un peu d'histoire

Table des matières.

” Les Coiffeurs, simples jardiniers du système pileux supérieur, sont devenus les phares d'un Etat-bigoudi soumis à la dictature du peigne et placé sous la souveraineté du séchoir. ”

Philippe BOUVARD

Profil d'un métier : coiffeur

L'histoire et l'origine du coiffeur de nos jours remonte à l'âge de pierre. Jadis comme aujourd'hui, le rasage fait partie des fonctions exercées par celui que nous appelons aujourd'hui coiffeur. Néanmoins, le terme coiffeur ne fait son apparition que beaucoup plus tard.

Les origines

Les hommes de l'âge de pierre ne peuvent pas faire autrement que de porter une barbe, ne connaissant ni les outils pour se raser, ni même pour couper les cheveux. Mais des peintures rupestres attestent que des hommes se coupent ou se rasent déjà la barbe et les cheveux à l'aide de pierres aiguisées ou de moules il y a plus de 25000 ans.

Chez les anciens Egyptiens, on peut déjà parler de mode de la barbe, les hommes portant pour la plupart une moustache. Puis, en signe de pouvoir, des rois portent de longues barbes teintées en bleu dont l'entretien exige des ustensiles particuliers. Avant l'apparition de rasoirs avec des lames en acier, les lames sont en bronze ou en cuivre. Des fouilles attestent que les femmes Grecques portent déjà des coiffures très à la mode, généralement réalisées par des esclaves. Dès l'ancienne Rome, des coiffures frisées sont créées à l'aide d'un bâton chauffé au-dessus d'un feu. Grâce au progès technique, une prise électrique et un fer à friser avec un revêtement en céramique suffisent de nos jours.

A l'époque déjà, les cheveux sont colorés et les colorants les plus singuliers sont utilisés, par exemple pour teinter en noir, des sangsues putréfiées macérées durant deux mois dans un récipient hermétiquement fermé contenant du vinaigre et du vin. Les sangsues sont encore utilisées de nos jours, pas chez le coiffeur, mais dans le domaine médical !

Du barbier au coiffeur

Le «barbier» est un polyvalent : coiffeur, dentiste, bandagiste, pédicure.

L'évolution du métier de coiffeur débute avec le «baigneur» . Le baigneur dispose toujours d'un bain au niveau de ses installations. Le baigneur n'est pas seulement coiffeur, mais aussi dentiste et chirurgien. Il pose également des bandages, soigne les ongles incarnés et les cors aux pieds. Dans son magasin, on obtient des savons, des parfums et des huiles. De plus, il propose des mises en plis et des permanentes. Le coiffeur s'occupe non seulement du soin des cheveux, mais encore de fractures, de blessures diverses, de maladies de la peau, d'ulcères.

Légitimé à faire des interventions médicales, le barbier est alors une personne très respectable et considérée. Au 13ème siècle, le métier de baigneur est scindé en baigneur et barbier. Jusqu'en l'année 1548, ces métiers sont considérés comme déshonorants. A partir de 1656, les premiers coiffeurs et perruquiers «purs» apparaissent à Paris, où ils créent une corporation. La perruque allongée de Louis XIV constitue le socle de l'épanouissement durable du métier de coiffeur lorsque celle-ci est élévée au rang de perruque nationale. En ces temps, le métier de coiffeur est grandement considéré. Mais avec le début de la révolution française s'achève l'époque brillante pour la corporation.Au fil de l'histoire, les activités exercées par les baigneurs donnent peu à peu naissance à des métiers autonomes. L'autonomie du métier de coiffeur n'apparait qu'au 19ème siècle. Ces coiffeurs ne possèdent pas encore de salon, mais doivent se déplacer au domicile des clients. De nos jours encore, beaucoup de clients et de clientes apprécient le service des coiffeurs mobiles.

Plus de coiffeur ? impensable de nos jours !

” On ne dit plus «coiffeur», on dit «capilliculteur». J'ai moi-même vu récemment une enseigne «capilliculteur biocosméticien». ”

Pierre DESPROGES

Il existe dans chaque grande ville, en plus des petits salons de coiffure, également des chaînes de coiffure. Ensemble, ils essayent de maintenir la corporation des coiffeurs. Et tant qu'aucune mode ne préconisera la calvitie masculine et féminine, le métier de coiffeur continuera à exister. A juste titre, car on peut compenser beaucoup de choses avec des cheveux soignés et bien coiffés. De nos jours, on ne consacre malheureusemnet plus assez de temps pour ce genre de bien-être.

Invention géniale : la permanente.

En l'an 1906, Karl Nessler invente la permanente, où initialement les cheveux dressés sont enroulés en spirale. Ce n'est qu'en 1924 que Joseph Mayer utilise la technique de l'enroulement encore utilisée actuellement. L'apparition du métier de coiffeuse date de la période de la première guerre mondiale. Jusque là, le métier est exclusivement masculin, comme dans beaucoup d'autres domaines, où des métiers manuels ne seront exercés par les femmes que beaucoup plus tard. Les premiers shampooings sans savon apparaissent en 1933 écartant ainsi le savon. Les premières coiffures faites à l'aide d'un sèche-cheveux datent des années 60. Jusqu'aujourd'hui, de nouvelles techniques ne cessent d'apparaître. Heureusement qu'il n'y a pas que les grands salons de coiffure, mais également des petits salons de coiffure plus anciens, avec une clientèle fidèle, où le coiffeur prend encore le temps de s'occuper de son client. Ainsi, plus d'un coiffeur connait mieux son client que la famille de celui-ci. Il existe en outre des salons à la mode pour des demandes particulières où l'on peut se faire coiffer selon le style souhaité. Chaque coiffeur, chaque coiffeuse dispose de sa clientèle particulière et adaptée, afin de pouvoir la satisfaire au mieux.

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© Michel Adam -   MàJ : 17 Octobre 2015  

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